BONNUT (64) CHPT DEPARTEMENTAL Dimanche 25 Mai 2008

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BONNUT, dans les Pyrénées Atlantiques, joli petit village a la limite des Landes et surtout de la Chalosse, mais comme dirait Coluche, à ne pas confondre avec  BONNUX, parce que hier, c'était pas un cadeau, par le profil du circuit d'abord et ensuite par la météo. Il a plu toute l'après midi mais je crois que c'était un peu pareil partout. Le circuit développait 14 kms, pas un centimètre de plat, que des montées, courtes pour la plupart, environ 300 a 400 m, voire un peu plus suivies de courtes descentes mais les 2 derniers kms étaient vraiment durs. Là, pas de descente, que de la montée avec les passages les plus durs et les plus pentus.

Je ne peux commencer ce compte rendu sans remercier la Commission Départementale UFOLEP des Pyrénées Atlantiques qui nous a, amicalement et chaleureusement, autorisée à participer à leurs épreuves de manière à ce que nous puissions délivrer nos titres départementaux des Hautes Pyrénées. Et nos amis avaient bien fait les choses puisqu'ils dotaient chaques concurrents d'un transpondeur, qui allait permettre de faire le classement précis et instantané des courses.

L'an passé, la CD 65 avait pris naissance en mai et nous avions, un peu en catastrophe, décerné nos premiers titres 2007 avec le concours de nos voisins de la Haute Garonne. Nous avions pour l'occasion 13 coureurs. Cette année, nous avions 44 coureurs engagés pour ce départemental et nous pouvons envisager dorénavant l'avenir avec un peu plus d'optimisme et de voler, pourquoi pas, dès 2009, de nos propres ailes.

Le premier départ, celui des vétérans 40/49 ans, était donné sous la pluie à une quarantaine de partants dont 14 hauts pyrénéens. La plupart de nos bigourdans s'étaient déjà affrontés la semaine passée pour le titre départemental FSGT et en l'absence d'Eric DUBOS, un sérieux prétendant au titre, les favoris s'appelaient Didier CAMON, tout nouvellement auréolé du titre la semaine dernière et qui avait la ferme intention de doubler la mise, Francis RAMOS, victorieux 2 fois sur 3 en UFOLEP en 1ère catégorie + une 2ème place, du costaud en somme, Philippe RAFFIN, Serge SAHUN, Jean Jacques MEHAULT et Joel DOMENE. 2 grosses écuries du département en fait, le C C Madiran et le V C Pierrefitte Luz étaient venues en nombre. Et ça allait peser sur le déroulement de la course. Le circuit, décrit par ailleurs, ne s'adressait pas particulièrement à un pur grimpeur, ni à un routier sprinter, mais bien à un costaud. Et il y en avait des costauds, que ce soit en Hautes Pyrénées ou Pyrénées Atlantiques.

Quand c'est comme ça, tout les coureurs se voient lever les bras alors les attaques sont légions, ça fuse de toutes part. Le rythme ne tombe jamais et la course se joue "à la pédale". Que réver de mieux pour un championnat?

Et "à la pédale", il y en a un qui sait ce que ça veut dire. Francis RAMOS, depuis le début de saison, a presque réalisé un sans faute. Ne s'inclinant que de justesse à PAU LARTIGUE face à Samuel GENSOUS, un des plus rapides sprinter du coin en UFOLEP. De plus, il a la science de la course. Ne souhaitant pas voir toute cette meute se présenter pour le sprint, il attaquait dans l'avant dernier tour pour passer avec une avance de 200 m sur la ligne. Mais, il lui restait encore 14 kms. La pluie et le vent ne l'aidant pas, il fallait qu'il soit diablement costaud pour, non seulement éviter le retour de l'arrière, mais en plus accroitre son avance. C'est ce qu'il fit pour arriver en solitaire, en haut de BONNUT, et il avait légitimement le droit de lever les bras bien haut, fier de sa victoire. Avec lui, au moins, on sait que le maillot sera bien porté.

Pour la 2ème place, Didier CAMON prenait le meilleur sur Philippe RAFFIN au sprint. En fait, les 2 premiers de la semaine dernière se retrouvaient aux mêmes places mais dans un ordre inverse. Tant mieux pour le sport et le cyclisme. Les suivants se présentaient un par un sur la ligne d'arrivée, ce qui laisait présager des arrivées des autres pelotons. (Avec toutes mes excuses pour cette petite erreur, le dauphin de Didier CAMON dimanche dernier n'était pas Francis mais son coéquipier Eric DUBOS.)

Francis RAMOS, les bras levés, pour le titre des Vétérans 40/49 ans.  Le maillot de Champion des Hautes Pyrénées aura fière allure dans le peloton ces prochaines semaines.

5 mn après les "jeunes" vétérans, c'était au tour des "vieux" vétérans d'être libérés à leur tour, et sous la pluie bien sur. Pensez, plus de 50 ans pour la majorité mais certains avoisinant les 60, et je peux vous dire que ça va bien pour eux, rassurez vous.

La course, comme je vous l'ai déjà dit, ne favorisant pas spécialement un type de coureur et bien, même chez les + de 50 ans, tout le monde se sent pousser des ailes (attention, pas encore les ailes d'un ange, il y a bien le temps pour ça...enfin, des anges en + de 50 ans, il doit pas y en avoir beaucoup). Dès le drapeau baissé, c'est parti à fond, la faute à Yves COSTE, le borderais, qui devait avoir une idée derrière la tête. Mais pas de bon de sortie délivré, et la course s'est emballée de suite, faite d'attaques et de contres, les uns derrière les autres. Pas de répit pour les vieux, c'était écrit.

Si je vous dis que celui qui a attaqué le plus de fois dans la course c'est Michel CRAMPE, vous ne serez pas étonné et c'est normal. Si, par contre, je vous dis que le plus costaud de nous tous était Jeannot TORTIGUE, là il y a de quoi ouvrir grand les yeux. Mais comment fais tu Jeannot pour être plus costaud à 60 ans que tu ne l'étais à 40 ou 50? Tu pourrais pas me céder une petite vigne dans ta propriété de Madiran pour que je puisse faire comme toi dans 3 ans, à ma retraite. Comme je te connais Jeannot, je n'ai même pas besoin de te poser la question si tu roules ou pas dans la semaine, je suis persuadé que la réponse est NON. Sacré Jeannot. Hier, si le titre s'était joué au plus fort, sur que tu n'aurais pas été loin de l'enfiler ce maillot.

A l'attaque dès la fin du 2ème tour, Jeannot à fait le 3ème tour devant, seul, toujours à portée de peloton certes, mais demandez à Michel  CRAMPE (attention, ne croyez pas qu'il n'y avait que ces 2 coureurs au départ, mais ils ont été les plus en vue assurément) comment cela fait quand il s'élance derrière lui pour une courte poursuite et rejoindre l'homme de tête. Oui demandez lui, à la fin du 3ème tour, dans la dernière  rampe avant l'arrivée, comment il s'est fait déposer par Jeannot. Mais tu avais oublié Jeannot que passer la ligne d'arrivée a un tour de l'arrivée, c'était un tour trop tôt. Mais sagement tu t'es relevé pour nous attendre car nous étions juste derrière.

Et le contre est venu de son équipier madirannais Michel LUCAS, toujours en embuscade mais comprenant le danger dans le dernier tour, je ne pouvais le laisser filer seul. Je me suis donc extirper du peloton et nous avons fait quelques centaines de mètres devant ....avant de nous faire reprendre nous aussi. Mais Michel est un opiniatre et il ne baisse jamais les bras et aussitôt repris, aussitôt reparti, mais en compagnie de Michel CRAMPE, décidément.

Mais là, c'était plus sérieux, les 2 ensembles s'associant parfaitement pour prendre les relais ont bien vite pris 200 m sur le peloton, bien maigre mais quand même. Il ne me restait plus qu'à réagir à nouveau, ce que je fis, peut être un peu tard, mais je ne pouvais  empêcher le madirannais de service, de garde je dirais, de me coller aux basques. Si je vous dis que Jeannot avait pris ma roue, non encore lui, c'est pas possible. Et si, impossible de le larguer. Alors plus d'autre choix, continuer pour revenir devant en pouvant me faire contrer.

Dans la relance d'un virage serré, je lachais Jeannot, enfin... et je me lançais dans la decente à fond sur le 12 pour revenir sur les 2 compères devant. Et ils m'ont pas attendus, croyez moi. Ils avaient raison d'ailleurs. Mais lorsque j'ai fait la jonction, le Jeannot l'a faite aussi quelques hectomètres après. Il ne restait pas 5 kms pour atteindre l'arrivée et nous avions un peu plus de 100 m d'avance et vu que le groupe derrière était composé d'une dizaine de coureurs à peine, la course semblait jouée. Pas du tout, à moins de 3 kms de l'arrivée, tout était à refaire. Et si Michel CRAMPE tirait ses dernières cartouches, les 2 derniers kms étaient en vus, le "rapaillon" le plus rude mettait un terme définitif aux amibitions de Michel  et en haut, nous n'étions plus que 6 en course pour le titre. 3 Madirannais, Michel LUCAS, Jeannot TORTIGUE, Philippe SOULEROT, le titré  en FSGT de la semaine précédente, le rusé borderais Jean Michel DUBOS et mon équipier et ami Chris ALLEN, tout surpris de se retrouver avec nous. Le dernier km était passé et Philippe SOULEROT tentait sa chance aux 600 m mais il stagnait 20 m devant nous. Dans l'avant dernier raidillon, je décidais de prendre les choses en main et j'attaquais sans pouvoir lacher Michel et je passais Philippe mais lui aussi s'accrochait. Je prenais donc la décision de retarder mon sprint au maximum et dans le dernier raidar, je lachait tous ce qu'il me restait de force pour arriver jusqu'à la ligne d'arrivée que je passais en 1ère position. Michel devenant mon dauphin et Philippe complétait le podium. Chris prenant une superbe 4ème place.

Comme dans l'autre course, les concurrents arrivaient les uns après les autres, c'est facile de faire commissaires dans ces conditions non?

Vous avez vu la ligne vous? Moi non, avec la pluie, elle s'était évanouie elle aussi. Heureusement qu'il n'y a pas eu un sprint avec la photo finish.

 

Après l'arrivée des 2 premières courses, c'était au tour des Séniors 30/39 ans de s'élancer suivi des Séniors 19/29  ans et Juniors.

Chez les premiers, la présence du vice champion de France Cédric MERIENNE du club de URT (64) faisait figure d'épouvantail. Mais la course c'est la course et tant que la ligne d'arrivée n'est pas franchie, tout peut se passer.

Ils étaient presque 40 au départ, toujours sous la pluie mais celle ci semblait vouloir se calmer. C'était pas l'avis des concurrents qui eux, n'en n'avait aucune envie. Et là aussi, la course partait sur un rythme trés soutenue. Mais le peloton restait groupé, semblant avoir peur de la réaction du coureur de URT. Il y avait de quoi. Rentrant de la Ronde de l'Oise, couru le week dernier, le club orange et vert a réalisé un véritable carton avec Serge SAUZERREAU, le Champion National vétérans 40/49 ans, absent à BONNUT, au grand plaisir de ses adversaires du jour d'ailleurs, et aussi Cédric MERIENNE, vainqueur du classement de  sa catégorie et surtout de la dernière étape. Quand je vous aurais précisé que la Ronde de l'Oise est la plus importante course par étape UFOLEP  de France, vous aurez compris pourquoi la présence de ce dernier suffisait à paralyser le peloton. Non pas que celui ci était résigné, mais quand même, "il" faisait un peu peur. Malgré les nombreuses tentatives pour essayer de prendre de l'avance par rapport à cet "épouvantail", rien n'y fit. Le peloton passait pour l' avant dernière fois sur la ligne d'arrivée  quand Cedric MERIENNE décidait de hausser le ton. Mais voilà, peut être un peu trop tard, car dans le paquet, il n'y a pas que des manchots non plus. Et il a eu beau ce débattre comme un lion, tantôt avec l'un , tantôt avec l'autre, si ce n'était avec un bigourdan, en l'occurence Benoit BOCK, Cédric n'a pu désserrer l'étau du peloton. Ce dont profitait un gars de Bizanos qui venait lui souffler le titre sous les pieds. 

Dans ce peloton, les Hauts Pyrénéens allaient donc se disputer le titre au sprint et Benoit BOCK, un autre Madirannais, décrochait le paletot en s'imposant devant un autre madirannais, Thierry DUVIELLA. Jérome FROMIGUE (Pierrefitte) prenant le 2ème accessit après une course des plus régulière et  de bon augure pour la suite de la saison. Gilles MORERE, Emmanuel MEHAULT et Philippe LOUSTEAU suivaient au classement.

Benoit BOCK, 3ème au scratch mais Champion des Hautes Pyrénées 2008. Derrière lui, Thierry DUVIELLA et Jérome FROMIGUE prennent les places d'honneur.

Cette photo, elle est trés importante pour moi. Non pas pour les haut-pyrénéens cette fois çi, mais le coureur tout au fond, au maillot bleu. Il porte un nom célèbre dans le cyclisme. Dans les années 85/90, il était dans le club que je présidais, l'A.S.E.G. Tarbes, et tant dans la vie privée que sur un vélo, c'était déjà un super chic type. Je le revoyais dimanche pour la première fois depuis cette période et c'est toujours le même. Son cousin (les 2 pères son fréres), juste derrière nos Pyrénées, a terminé le Tour de France à la 3ème place. Il s'appelle Fernando ESCARTIN. C'est avec grand plaisir que je le retrouve (celui du côté français) sur un vélo. Amicalement à toi Eduardo.

 

 

Et pour finir cette après midi plutôt humide, les plus jeunes, enfin les juniors et les seniors 19/29 ans où figuraient quelques bigourdans. 3 juniors et autant de séniors. Nous n'avions pas de juniors  et de séniors de  19/29 ans l'an passé, alors même si ça fait un peu "maigre", c'est déjà mieux. Oh bien sur, pas de quoi se monter la tête mais le mal du cyclisme est bien là, dans toutes les fédérations, même si chacun réfuse la vérité, le peloton vieillit. Et c'est pas bon signe pour l'avenir.

Enfin, la course a été survolée par le palois CASANOVA, en tête de bout en bout, et il a fait un véritable exploit dans les ces conditions. La course s'est résumée à un écrémage du peloton petit à petit pour ne garder qu'une poignée de coureurs en course pour la victoire dans le dernier tour.

Si dans les Séniors, Sergio VILLEGAS, le borderais avait depuis longtemps pris l'ascendant sur le jeune BALLESTER, du club de Madiran, tout nouveau sur un vélo de compétition, la lutte semblait plus ardue pour le titre junior.

Si Antoine PERRAULT (TCC) avait laché prise à mi course, par manque d'entrainement dû au travail,  le lourdais Thierry CULET la jouait à arme égale avec Julien BOY, du Tarbes Cycliste également.

Mais dans le dernier tour, Julien n'a pas fait de détail, attaquant dès le bas de la bosse, il venait enlever le titre départemental en prenant une superbe 4ème place au scratch.  Etudiant à TOULOUSE en semaine, Julien n'a pas trop le temps de s'entrainer mais sur le vue de sa prestation de dimanche, il confirme sa victoire en 2ème catégorie de début de saison. Et en ce jour de Fêtes des Mères, c'était surtout le papa qui était heureux. On le comprendrait à moins non? En voilà au moins un qui ne regrette pas sa licence en UFOLEP.

Julien, fais gaffe, parce qu'Antoine se cache derrière le camion, vu que les commissaires l'ont arrété. Il pense secrètement à prendre sa revanche....

A voir le sourire de Sergio VILLEGAS, il doit l'apprécier ce titre des Hautes Pyrénées. Toi aussi, tu le mérites ce maillot.

Les Champions des Pyrénées Atlantiques méritent bien que je leur fasse une petite place dans le reportage. Merci pour votre sportivité les gars et félicitations.

 

Je ne voudrais pas finir sans évoquer la mentalité UFOLEP, peut être, la palme du jour à décerner aprés tout. Faire l'aller et retour  de la Charente  spécialement pour participer au  Championnat Départemental des Hautes Pyrénées, cela mérite bien d'être signalé. C'est bien de  toi qu'il s'agit, Alain LALANDE, le sympathique coureur de Pierrefitte Luz, heureux d'avoir fait ta connaissance sur le terrain. Bienvenue quand tu le veux dans le 65. Chapeau, Alain. Et aussi, une petite photo en souvenir....

Les maillots pour les lauréats seront décernés lors d'un vin d'honneur vendredi 30 Mai. Aprés, il sera temps pour eux de les montrer sur le terrain.

un passage des 19/29 ans

Le départ des 19/29 ans

c'est déjà un peu plus contracté pour les 30/39 ans

On dirait qu'ils se posent des questions les 40/49 ans

Quelques sourires quand même chez les + de 50 ans

 

 

 

Commentaires (2)

eduardo
  • 1. eduardo | 27/05/2008
Oui!... et une dame de "bien bonne composition" qui prend de belles photos sur la ligne ou en haut des bosses.
je crois que les grands généraux gagnent les guerre si l'intendance est bonne.
pour Nicole hip hip hip... HOURRA!
lalande
  • 2. lalande | 27/05/2008
merci pour ton coup de chapeau et vraiment content d avoir participer a ce championnat ,j ai decouvert des gens simpa et un peu moins pour le terrain aie aie , j ai vu aussi que je suis arriver bien avant toi pas en course mais a la maison
petite rectification pas grave du tout je ss du 16 donc charente ca fais moins loin deja
merci pour ce que tu fais sur ton blog
voila un bien bon esprit qui en fais profiter a tout le monde
merci a tres bientot
alain

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