GABARRET (40) 31/07

La nocturne de GABARRET, joli  village à la limite du Gers et des Landes est une course des plus prisée du Sud Ouest et beaucoup de coureurs Girondins, Lot et Garonnais, Gersois, Landais, et Hauts Pyrénéens s’y donnent rendez vous annuellement. Le circuit d’ 1, 5 km qui contourne les arènes en très léger faux plat montant et passe devant le stade de rugby avec un virage très serré  que l’on prend presque arrêté n’est pas des plus facile.   

 

 

Mais ce n’est pas cela qui a découragé les 3èmes catégories et les GS car ils étaient très nombreux sur la ligne de départ. Les 2 pelotons avaient des départs séparés mais sur un petit circuit comme cela , c’est risqué car un peloton a vite fait de rattrapé l’autre. Après c’est un peu désordonné mais les organisateurs n’ont souvent pas le choix de procéder autrement.

Les 3ème catégories sur la ligne de départ

 

la cinquantaine de coureurs 3èmes catégories sont partis les premiers, libérés à 19H30 par Monsieur le Maire  suivis quelques instants après par les GS, au nombre d’une quarantaine .

 Et dans ce groupe, certains avaient des idées derrière la tête car ils ont fait le départ comme on dit en terme cycliste.

Et au bout de 2 tours, la jonction entre les 2 pelotons a bien failli être faite mais le premier groupe, sensé être plus fort que le deuxième, a pris ses responsabilités et l’écart est redevenu normal. Et la course pouvait donc  se dérouler normalement.

 

Les primes et le challenge du meilleur sprinter se succédaient presque à tous les tours, ce qui ne pouvait que favoriser une course rapide, sans temps morts, et bien entendu aux détriments le plus souvent des nombreux attaquants, mais les coureurs savent que c’est la course. Si en GS, Jean Louis LARRICQ (Boucles de l’Adour) 

 insistait pour  mettre le jambon dans son coffre de voiture, l’arrivée semblait plus indécise.

Un petit groupe d’échappés parmi lesquels le toujours jeune  Michel LABOUTE (Casteljaloux)

 avait trouvé l’ouverture à mi course. Peine perdue, la réaction du peloton ne se faisait pas attendre et tout rentrait dans l’ordre. Le borderais Eric TAMBORINI  prenait la direction du peloton mais ne parvenait pas à desserrer l’étreinte de ce groupe là.

Pas de problème à l'arrivée pour le sociètaire du club de La Romieu CECEILLE qui bat nettement GENSOUS (Rion), CABANAC (St Justin) Jean Louis LARRICQ (Boucles de l'Adour) et MAGNARINI (Barcelonne du gers).

                      *******************************************************

Dans le peloton des 3èmes, aucunes échappées sérieuses ne se dégageaient avant la demie heure de course, la faute au rythme élevé. Les borderais Jean MICHEL DUBOS et Frédéric LASTINESRES, les madirannais Jean TORTIGUES et Daniel LOUBERES tenaient bien leur place et on les voyait souvent aux avants postes. Après la  mi course, Daniel LOUBERES et le montois VALLEE arrivaient à s’extraire du peloton mais l’avance restait vraiment mince pendant quelques tours, toujours à portée de fusil du peloton.

 Mais à force de persévérance, les 2 fuyards grignotaient petit à petit un écart qui commençait à être un peu dissuasif pour les poursuivants, surtout que derrière Jean TORTIGUES montait la garde.

200 mètres, c’est peu et beaucoup mais c’est l’avance acquise à 5 tours de l’arrivée et on pouvait croire que la machine était lancée derrière mais les 2 ne voulaient pas perdre le bénéfice des efforts consentis. Et c’est finalement avec cet écart là qu’ils allaient se présenter ensemble dans la dernière courbe. Alors lequel des 2 allait cueillir les fleurs, le nombreux public, bien informé par l’excellent animateur Jean Pierre COMBY, ce dernier connaissant la course et « tout son monde » sur le bout des doigts maintenait le suspense jusqu’au bout.

 

Et  c’est Daniel LOUBERES qui sortait le premier de la dernière courbe mais se faisait remonter centimètre par centimètre par son adversaire mais finalement conservait une bonne longueur pour remporter sa première victoire de la saison. Le club de Madiran glanait à nouveau un bouquet en UFOLEP.  Si ça continue, on pourrait bientôt penser que Madiran est plus renommé pour son horticulture que par son vin !

Quel sprint pour la 3ème place tu nous a fait Alain! CRESPO (La Brede) et FORT (Tonneins) n'ont rien pu faire.

Pas moins de 50 coureurs 1 et 2  étaient libérés ensuite par M. le Maire pour clôturer en beauté cette magnifique soirée cycliste.

Les bigourdans Thierry DUVIELLA (Madiran), Frédéric LARREDE et Michel CRAMPE (Pierrefitte) moi-même  (TCC) et les frères Emmanuel et Jean Jacques MEHAULT (JAB) étaient bien décidés à « faire » la course.

Les bigourdans en grande discussion avant le départ

Dés le départ, les attaques fusaient de part et d’autre, bien soutenues par les nombreuses primes disputées presque à chaque tour et le challenge du meilleur sprinter qui jalonnait cette épreuve.